Le 2ème, un arrondissement pluriel

By maxime • avr 14th, 2009 • Category: Maxime des Gayets

 

Maxime des Gayets, adjoint au Maire en charge du commerce et de la démocratie locale, livre son point de vue sur ce que les médias ont appelé « la guerre des terrasses ».

 

L’histoire du 2ème arrondissement a toujours été placée sous le signe de la cohabitation réussie d’activités, d’habitants  et de publics multiples sur un même territoire.

Au cœur de Paris, notre quartier regroupe aujourd’hui encore plus de 20.000 habitants aux parcours et aux profils variés, mais aussi plus de 60.000 emplois dans des secteurs aussi différents que la finance, le textile, le commerce, l’artisanat ou encore  les nouvelles technologies.

Pour bien apprécier la richesse du 2ème, il convient aussi de tenir compte des dizaines de milliers de personnes qui viennent profiter de l’animation, de la qualité de vie et des attraits du plus petit arrondissement de la capitale.

Cette diversité, qui est l’identité même du « centre des centres », constitue le principal atout du deuxième arrondissement. Mais cette pluralité d’acteurs et d’activités doit être entretenue et encadrée, pour permettre de concilier des intérêts parfois contradictoires.

Cette recherche d’une « cohabitation positive », d’un développement pluriel de notre quartier, constitue le fil directeur de mon engagement municipal.

En effet, et contrairement à d’autres, je ne partage pas l’idée que Paris serait condamnée à n’être qu’une « ville musée ». Chaque jour, les socialistes travaillent à l’hôtel de Ville comme dans les arrondissements, à renforcer l’attractivité économique et sociale de la capitale, à y faire venir des entreprises et donc des emplois.

Dans la même logique, je ne perçoit pas comme une fatalité l’homogénéisation croissante de la population parisienne. Avec les socialistes parisiens, nous essayons d’enrayer le départ des classes moyennes et populaires de nos rues par des politiques d’aide sociale, d’accès à des logements à loyers modérés ou par le développement de services publics.

Avoir l’ambition de faire vivre le 2ème au pluriel, n’est donc pas la chose la plus simple :

-          Il faut savoir préserver un équilibre fragile et  sanctionner tout abus qui viendrait fragiliser la vie en commun.

-          Il faut favoriser le dialogue pour permettre à chacun de vivre en harmonie dans le quartier, pour améliorer la qualité de vie sans nuire à l’activité économique.

-          Il faut être capable d’éviter de cristalliser les oppositions pour privilégier la concertation.

C’est cette logique que j’ai souhaité défendre au sujet de ce que les médias ont appelé la « guerre des terrasses » et qui a agité dernièrement tout le quartier Montorgueil/Saint-Denis.

A l’origine de ce conflit, il y a la décision de la municipalité de recourir aux cloutages des autorisations de terrasses de la rue Montorgueil. Contrôler l’extension des terrasses dans cette rue était effectivement devenu indispensable en raison des abus de certains commerces qui empêchaient les piétons de marcher sur les trottoirs. Il fallait donc rappeler la réglementation et mettre un terme à une dérive préjudiciable à l’ensemble des usagers de cette zone.

Mais cette réponse administrative doit être accompagnée par l’ouverture d’un chantier plus ambitieux permettant, par une méthode de concertation, de revoir l’ensemble des dysfonctionnements de la zone Montorgueil/Saint-Denis qui sont liés à certaines terrasses mais aussi aux problèmes de circulation et de stationnement anarchiques.

En effet, créé il y a près de trente ans, le secteur semi-piétonnier Montorgueil/Saint-Denis a subi de nombreuses évolutions économiques, démographiques et législatives, qui rendent indispensables un travail de remise à plat des usages comme des pratiques de chacun.

Chacun a, par exemple, en tête  les nouveaux désagréments qui sont apparus avec l’application de la loi anti-tabac et le bruit de certains fumeurs stationnant sur les trottoirs, ou avec la multiplication de l’usage des deux-roues au centre de Paris.

Ce travail, qui pourrait être articulé autour d’une charte de bonnes conduites qui traiterait de l’ensemble des dysfonctionnements du secteur Montorgueil, permettrait d’ouvrir un dialogue constructif entre représentants des commerçants, membres des conseils de quartier et élus municipaux.

Sans dialogue, il n’y aura pas de cohabitation possible entre tous les acteurs du quartier.

C’est l’option que nous -les élus socialistes du 2ème arrondissement – avons souhaité privilégier pour sortir positivement et pour le bénéfice de tous, du conflit entre riverains et commerçants.

Nous ne pouvons donc que nous féliciter qu’une démarche de ce type soit prochainement lancée, comme nous l’avions demandé.

Car ce n’est qu’en mettant autour de la même table l’ensemble des parties concernées, qu’il sera alors possible d’apporter des réponses globales et pertinentes aux problèmes actuellement rencontrés dans la zone semi-piétonnière Montorgueil/Saint-Denis.

Pour que le 2ème soit un arrondissement où chacun trouve sa juste place.

Pour que le 2ème reste un arrondissement pluriel.

Maxime des Gayets

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One Response »

  1. Bien lu. Bien vu.

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