Les élus socialistes du 2ème arrondissement ont approuvé la mise en place du Plan de Vidéo Protection à Paris

By webmaster • nov 30th, 2009 • Category: A la mairie du 2ème

vidéo sympaLe Maire de Paris et son équipe municipale se sont engagés collectivement par le programme de mandature de 2008 à soutenir un programme de vidéo protection raisonné et protecteur des libertés publiques.

Ce dispositif est prévu au Contrat Parisien de Sécurité signé par le Maire de Paris. Par ailleurs, le Président de la République, par une lettre de mission datée du 30 juillet 2007, a chargé le ministre de l’Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités locales de mettre en œuvre un plan national d’équipement en vidéo protection.  Il est de la compétence de la Préfecture de Police de Paris de le déployer sur le territoire de la capitale.

La Ville de Paris, qui participe financièrement aux travaux de génie civil pour la part des caméras intéressant directement ses compétences, notamment celles de circulation routière et de surveillance des équipements municipaux, avait son mot à dire. Le Maire de Paris a ainsi souhaité déléguer aux Maires d’arrondissement la décision des lieux d’implantation des caméras pour deux raisons : ils étaient les mieux à même de connaître les emplacements les plus pertinents et, surtout, il voulait encourager l’ouverture d’un débat démocratique dans les arrondissements.

Or ce débat n’a pas eu lieu dans le 2ème arrondissement.

Si Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement, a bien tenu un CICA [1] sur ce thème, ce fût l’occasion de mieux réaffirmer publiquement son refus de principe sans même avoir pris le soin de consulter les élus de sa majorité. Ce CICA était bien ouvert aux présidents des membres des conseils de quartiers et des acteurs locaux de l’arrondissement mais l’espace de dialogue était, quant à lui, restreint.

Alors que les lieux d’implantations pouvaient y être négociés, par le Maire d’arrondissement avec le représentant du Préfet venu pour cette occasion, il n’en fût rien.

 

Le Plan de Vidéo Protection a été alors rejeté en bloc par le Maire Vert sans que les élus socialistes du 2ème , qui l’auraient souhaités, aient pu prendre part à cette concertation menée, par ailleurs, avec succès dans les autres arrondissements de la capitale. Le résultat est  que le 2ème arrondissement est le seul où l’emplacement des caméras a été laissé à l’entière discrétion de la Préfecture de Police.

De plus, si Jacques Boutault c’est montré fermement opposé à la vidéo protection dans ce débat organisé pour l’installation de ces 1009 caméras supplémentaires, n’hésitant pas à parler de dispositif liberticide, il n’a pas la même fermeté quand il s’agit de la zoné piétonne Montorgueil, dont chaque entrée et chaque sortie sont contrôlés par des caméras !

Ces installations n’ont pas suscitées, ni au moment de leur implantation ni même pendant les débats sur le Plan de Vidéo Protection, la moindre remise en cause.

Alors, selon les circonstances, certains opposants en théorie, redécouvrent le pragmatisme. Quand il s’agit de réguler la circulation ou de verbaliser les automobilistes, les Verts se montrent effectivement favorables aux caméras. Pour preuve, les déclarations de Denis Baupin qui jugeait utile d’installer des caméras dans les couloirs de bus afin de sanctionner les contrevenants. Jacques Boutault, récusant, à l’époque, toute opposition idéologique, s’était dit favorable de « placer les caméras où elles sont utiles, pour la circulation par exemple, dans les couloirs de bus » (Le Parisien 24 février 2009). Il aurait, donc, en toute logique dû voter favorablement le financement de la Ville de Paris pour les travaux de voirie liés à l’installation de caméras utiles pour la Direction de la Voirie et des Déplacements.

Parce que la sécurité des parisiens, et quelle qu’en soit sa nature, est un sujet sensible qui constitue un élément majeur de la qualité de vie des Parisiens, les élus socialistes ont, eux,  pris part au débat. La sécurité est un droit pour tous et, à ce titre, elle ne doit pas rester, pour les élus socialistes, un mot tabou, ni même un domaine réservé à la droite.

Les élus socialistes considèrent, eux, la vidéo protection comme un des moyens parmi d’autres d’une politique de sécurité pour réguler le trafic automobile ou dissuader les actes de délinquance.

Ils restent, cependant, persuadés que tout dispositif de vidéo protection doit être strictement encadré, qu’il n’empêchera pas tout, et que rien ne remplace en matière de lutte contre la délinquance, la présence humaine, sur le terrain, des acteurs de la sécurité comme rien ne remplace, en matière de lutte antiterroriste, une bonne police du renseignement.

Dans ce cadre, la Ville de Paris a souhaité apporter des garanties supplémentaires au dispositif législatif et réglementaire de protection des libertés publiques déjà existant, à savoir une charte d’éthique et la constitution d’un Comité d’éthique indépendant, destinés à renforcer la clarté de l’information et à soutenir les démarches de chacun dans ses requêtes officielles relatives notamment au droit d’accès aux images.

Ainsi, le Maire de Paris a exigé du Préfet de Police que ces 2 dispositifs supplémentaires soient respectés, évalués de façon régulière et que ladite évaluation fasse l’objet de publication.

De plus, il a demandé au Préfet de Police de Paris qu’il s’engage devant le Conseil de Paris à garantir le maintien des effectifs de police à Paris, et apporte régulièrement toutes les informations relatives à l’état des effectifs opérationnels sur le territoire de la capitale.

 Le 12 novembre dernier, la charte d’éthique et un protocole créant le comité d’éthique indépendant ont été institués. Le Président du Comité d’Ethique est Roland KESSOUS, ancien membre du bureau de la Ligue des Droits de l’Homme, association qui est en pointe contre les systèmes de vidéo protection…

 [1] Comité d’Information et de Consultation d’Arrondissement, qui réunit tous les trois mois les associations de l’arrondissement avec le conseil municipal

Leave a Reply